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Québec : le Parti québécois remporte les élections et formera un gouvernement minoritaire, la CAQ rayée de la carte
Le Parti québécois (PQ) de Paul St-Pierre Plamondon a gagné les 44e élections générales du Québec, lundi 5 octobre, selon les projections de Radio-Canada. Il devrait former un gouvernement minoritaire. La Coalition avenir Québec (CAQ), au pouvoir depuis 2018, n’obtiendrait aucun siège.
Selon les résultats provisoires publiés par Radio-Canada dans la nuit, le PQ était crédité de 59 députés sur les 127 de la nouvelle Assemblée nationale, cinq de moins que les 64 nécessaires à une majorité. Suivaient le Parti libéral du Québec (PLQ, 40 sièges), le Parti conservateur du Québec (PCQ, 19) et Québec solidaire (QS, 9). En voix, le PQ obtenait 28,0 %, devant le PLQ (24,3 %), le PCQ (20,7 %), la CAQ (13,3 %) et QS (12,4 %). Selon Radio-Canada, c’est le plus faible score jamais obtenu par un parti accédant au pouvoir au Québec. Le précédent plancher datait de 2012 : 31,9 % pour le gouvernement minoritaire péquiste de Pauline Marois. En 2022, le PQ n’avait fait élire que trois députés.
Premier ministre désigné à 49 ans, Paul St-Pierre Plamondon a tendu la main aux trois autres partis représentés au Parlement, devant ses militants réunis à Montréal. Il a annoncé une mise à jour économique cet automne, notamment sur l’itinérance. Il a aussi réaffirmé sa volonté de tenir un référendum sur l’indépendance. Avant la campagne, il avait promis d’attendre le départ de Donald Trump de la Maison-Blanche pour l’organiser. Radio-Canada relève qu’un gouvernement minoritaire dure d’ordinaire moins de 18 mois. Le Devoir rappelle qu’il avait voté Oui en 1995, puis s’était déclaré fédéraliste, avant de prendre la tête du PQ en 2020.
La CAQ, qui comptait 90 députés après l’élection de 2022, ne menait dans aucune circonscription au bouclage. Sa cheffe, Christine Fréchette, battue à Trois-Rivières, a reconnu la défaite et dit en prendre « l’entière responsabilité », sans démissionner. De son côté, le PCQ d’Éric Duhaime fait élire des députés pour la première fois depuis sa fondation en 2009. Lui-même l’emporte dans Bellechasse avec 63,8 % des voix. Les résultats restent provisoires.
Sources : Radio-Canada, 06.10.2026 · Radio-Canada, 06.10.2026 · Radio-Canada, 06.10.2026 · Le Devoir, 06.10.2026 · The Guardian, 05.10.2026
Afrique du Sud · Justice · Afrique australe
Marché des gyrophares de la police : les poursuites contre l’ex-chef Phahlane provisoirement abandonnées
La Direction d’enquête contre la corruption (Idac) a provisoirement retiré, lundi 5 octobre, toutes les charges contre Khomotso Phahlane, ancien chef par intérim de la police sud-africaine, et ses coaccusés, rapportent Daily Maverick, News24 et IOL. Ils étaient poursuivis pour corruption, fraude, vol et blanchiment dans l’affaire d’un contrat de 2016 portant sur la fourniture de gyrophares et d’équipements d’alerte d’urgence à la police (SAPS), d’une valeur d’un peu plus de 191 millions de rands. Selon l’Idac, 65 millions ont été versés au fournisseur, Instrumentation for Traffic Law Enforcement, et un paiement de 22 millions a été bloqué en cours d’enquête.
Le porte-parole de l’Idac, Henry Mamothame, explique que le directeur par intérim, Ntuthuzelo Vanara, veut réexaminer « certains aspects » du dossier avant de le réinscrire au rôle. Aucune date n’a été fixée. Un comité de révision avait jugé l’enquête régulière. Selon Daily Maverick, ce retrait intervient alors que le parquet national (NPA) réexamine plus de 40 dossiers de l’Idac dans le cadre de sa « remise à plat ». C’est la deuxième affaire visant un haut gradé de la police abandonnée en quelques semaines, après celle du commissaire national suspendu Fannie Masemola. Phahlane, nommé en 2015 par Jacob Zuma, avait été renvoyé de la police en 2020 pour malhonnêteté, à l’issue d’une procédure disciplinaire.
Sources : Daily Maverick, 05.10.2026 · News24, 05.10.2026 · IOL, 05.10.2026
Népal · Justice · Asie du Sud
Manifestations de la « génération Z » : la plupart des poursuites ne pourront pas être abandonnées
Le gouvernement népalais a transmis lundi 5 octobre au ministère de l’Intérieur, pour exécution, le rapport d’un comité chargé d’examiner les poursuites liées aux émeutes des 8 et 9 septembre 2025, a annoncé le porte-parole du gouvernement, Sasmit Pokharel (Himal Press, Kathmandu Post). Présidé par l’ancien juge Baburam Regmi, le comité conclut, selon The Kathmandu Post, que les charges ne peuvent être retirées que pour environ 300 des 1778 personnes visées dans 445 procédures. Les autres sont accusées de meurtre, de tentative de meurtre, d’incendie ou de pillage, des infractions que la loi interdit au gouvernement d’abandonner. Les tribunaux ont déjà rendu un jugement définitif dans 53 affaires.
Selon OnlineKhabar, qui compte environ 400 procédures dont une centaine jugées non retirables, le comité exclut tout abandon pour les attaques contre les forces de sécurité, le pillage d’armes et les incendies du Parlement fédéral, de la Cour suprême et du complexe gouvernemental de Singha Durbar. Les simples participants aux manifestations devraient en revanche être libérés de toute poursuite. Ces recommandations découlent d’un accord en dix points conclu le 10 décembre 2025 entre le gouvernement de Sushila Karki et des représentants du mouvement. Tout retrait devra encore être autorisé par le tribunal de district concerné. Les familles des détenus réclament la libération de tous.
Sources : The Kathmandu Post, 05.10.2026 · OnlineKhabar, 05.10.2026 · Himal Press, 05.10.2026
Nigeria · Défense · Afrique de l’Ouest
Crash d’un avion de l’armée de l’air dans l’Ondo : 32 morts, trois jours de deuil national
Un ATR-42 de l’armée de l’air nigériane (NAF), immatriculé NGR 931, s’est écrasé lundi 5 octobre au matin dans un marécage en face de la base navale d’Igbokoda, dans l’État d’Ondo, au sud-ouest du pays. Les 25 passagers et les sept membres d’équipage ont été tués, a confirmé le ministre de l’Aviation, Festus Keyamo, cité par Vanguard et Punch. Selon Vanguard, des proches de militaires figuraient parmi les victimes. L’appareil effectuait une mission de routine entre Benin City et Lagos. Les contrôleurs aériens ont perdu le contact vers 9 h 13 heure locale.
Le président Bola Tinubu a ordonné à l’armée de l’air d’ouvrir « immédiatement » une enquête approfondie sur les causes de l’accident, selon un communiqué de la présidence. Premium Times rapporte qu’il a décrété trois jours de deuil national, drapeaux en berne, et que les victimes seront nommées. Le Bureau nigérian d’enquête sur la sécurité (NSIB) rappelle que l’enquête relève de l’armée de l’air, l’appareil étant militaire. Il se dit prêt à analyser les enregistreurs de vol si l’armée de l’air le demande.
Sources : Présidence du Nigeria, 05.10.2026 · Vanguard, 06.10.2026 · Punch, 05.10.2026 · TheCable, 05.10.2026 · Premium Times, 05.10.2026